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 Réseaux humains et réseaux informatiques

l'évolution des réseaux peer to peer est elle envisgeable pour les réseaux humains? Si l'on observe l'évolution des réseaux P2P , avec l'apparition de réseaux fonctionnant sans aucun serveur central (e-mule, kazaa), contrairement à Napster, on se posera la question de savoir si un réseau humain peut être entièrement auto-géré (gouvernance diluée ou diffuse) ou si un animateur central est toujours nécessaire, et dans quelle mesure.


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Evolution des réseaux P2P

Au départ, il y avait Napster, qui a défrayé la chronique pendant de longs mois en 2001, vers San Francisco. Napster venait de bouleverser l’industrie de la musique en permettant aux personnes équipées d’un ordinateur et d’une connexion Internet (haut débit de préférence) de se connecter directement d’ordinateur à ordinateur pour échanger des fichiers numériques… Cette innovation technologique simple permettant à chaque terminal de jouer le rôle de serveur de documents couplée à l’apparition du format MP3 divisant par 20 la taille des fichiers musicaux a créé de nouveaux canaux permettant à chacun de disposer d’une bibliothèque musicale géante.

L’ensemble du dispositif était coordonné par un serveur central qui conservait un index de tous les fichiers, et renvoyaient les utilisateurs vers les serveurs personnels disponibles où se trouvaient les musiques, films, et autres fichiers numériques lorsque les utilisateurs en faisaient la requête.

 C’est le serveur central justement qui a été mis en cause lors du long procès de Napster, et qui sur décision de justice a du être coupé (un modèle économique payant a été trouvé par la suite).

 Apparition des réseaux P2P décentralisés

 Suite à cet évènement juridique, d’autres systèmes ont pris le relais, en se basant sur un fonctionnement différent et en répartissant la responsabilité juridique du système sur l’ensemble des utilisateurs. Le catalogue (ou index) des fichiers est désormais dupliqué et mis à jour régulièrement  entre les différentes machines, adoptant ainsi un véritable fonctionnement en réseau.

Le serveur central n’est donc plus nécessaire au bon fonctionnement du dispositif, le collectif ayant pris le relais.

Exemple : e-mule, kazaa, bit torrent

 Cas des de pratique

Les regroupant des personnes partageant un intérêt commun s’appuient sur des outils de partage de documents, mais aussi de questionnements, d’informations repérées pouvant intéresser les autres membres de la communauté.

 Ces doivent avoir un animateur, au sens de « celui qui donne vie », et veiller à ce que les échanges soient constructifs, fournissant parfois des synthèses de ceux-ci, donnant ainsi l’occasion à ceux qui n’ont pas le temps de participer aux débats « en direct » de suivre l’actualité du groupe.

 L’animateur a un rôle vital au début de la vie du groupe, car les informations et les connaissances ne se partagent pas naturellement. L’utilisateur peut avoir une attitude de don ou de contribution… A condition qu’il ne soit pas le premier. C’est ce que Jean Yves Prax qualifie de « logique du premier don ». Afin d’assurer le démarrage d’un projet, il revient à l’animateur de mettre à disposition des informations, dont le but est de faire réagir les autres participants pour les amener à s’approprier le réseau.

Son rôle est de n’être pas indispensable au bon fonctionnement du dispositif collectif

 Mais les hommes ne sont pas des machines

C’est pourquoi contrairement au réseau peer to peer décentralisé, l’animateur sera toujours nécessaire à la coordination du réseau. Car si les PC n’ont pas d’états d’âme ou de problème de motivation personnelle (ni de reconnaissance), il en est tout autre en ce qui concerne l’humain qui a besoin d’être remercié, encouragé, rappelé à l’ordre pour que le bon fonctionnement d’un dispositif collectif soit optimal.